
Le Bel Aujourd'hui parce qu'il m'est donné la grâce de le vivre en Coeur à Coeur au Jardin de Vie ! Ici je dépose une petite partie de la moisson des textes qui m'accompagnent sur mes Sentiers secrets afin de les partager avec vous si vous le désirez..
L 'AMOUREUSE
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.Paul Éluar
IL EST UN AIR
Il est un air, pour qui je donnerais,
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber.
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets!
Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit...
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit;
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre les fleurs;
Puis une dame à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue...et dont je me souviens!
Gérard de Nerval

LA CONNAISSANCE DE SOI
Un homme dit:' Parle-nous de la Connaissance de soi'
Il répondit:
' Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.
Et il est bon qu'il en soit ainsi.
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.
Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.
Ne dites pas: 'J'ai trouvé la vérité', mais plutôt: 'J'ai trouvé une vérité'.
Ne dites pas: 'J'ai trouvé le chemin de l'âme'. Dites plutôt: 'J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin'.
Car l'âme marche sur tous les chemins.
L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croît tel un roseau.
L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables. '
Khalil Gibran
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
VICTOR HUGO
(Les Comtemplations)TOUSSAINT2005
CE QUE DISENT LES PIERRES
Dans la forêt où les automnes coulent des arbres et font semblant de dormir à leurs pieds,on se demande où vont ces couleurs rose et feu,pendant que des silhouettes passent avec leurs armes d'acier noir,attaquent l'écorce ça et là,et disparaissent dans la terre .Les branches craquent sous d'autres pas .Les nouveaux marcheurs rougeoyants chancellent à leur tour vers le bas .Ils laissent derrière eux une odeur d'or de sang qui se mêle au ciel , dont le vaste corps , parfumé de lumière , pose sa joue sur nos rochers .Peut être que le passé vit en dehors d'hier .
Jean Mambrino
Un Poète que j'apprécie partculièrement
Extrait de:'N'ÊTRE POUR NAÎTRE'
Editions Jean Corti
L’ESPERANCE
Dans l’obscurité pressentir la joie,
Savoir susciter la fraîcheur des roses,
Leur jeune parfum qui vient sous vos doigts
Comme une douceur cherche un autre corps.
Le coeur précédé d’antennes agiles,
Avancer en soi, et grâce à quels yeux,
Eclairer ceci, déceler cela,
Rien qu’en approchant des mains lumineuses.
Mais dans quel jardin erre-t-on ainsi
Qui ne serait clos que par la pensée ?
Ah pensons tout bas, n’effarouchons rien,
Je sens que se forme un secret soleil.
Jules Supervielle
Il faut la flamme au fond du four
où va murir le coeur du pain.
un soleil neuf au bord du jour
où recommence un vieux chemin....
Il faut l'étoile en la nuit des allées
sur les rosiers embaumés du parterre
une lampe secrète au creux de la vallée
et les feux des bergers dessus les hautes terres....
Mais pourquoi fallut il, ô Maître du mystère,
Que le signal dressé aux confins de la Terre,
Plus haut que nos orgueils et leurs rouges cratères ,
Portat un Coeur de flamme ardent et silitaire ?
' Au seuil de la maison, je suis la haute lampe ,
et le feu sur la mer que toute voile aimante .
Au bord des moissons , je suis l'Epi de flamme
et d'or et de rayons , j'impose aux vieilles terres
une semence d'âmes.....'
Louis Troncy
'Une personne simple qui mène une vie simple
Connaît la vrai richesse,
Parce qu'elle vit son but..
.Elle n'est pas obligée d'inventer une vie
Compliquée et tapageuse...
.En paix avec ses nombreuses facettes ,
Elle ne ressent pas le besoin de flâner ,
Elle qui recherche ce qu'il y a à l'intérieur...
En harmonie avec les secrets de la Vie ,
Elle les ignore presque ,
Préférant prendre la vie comme elle vient....
Se délectant d'un geste bienveillant ,
D'un paisible moment auprés d'un ami ,
Elle connaît sa sphère d'influence
Et la remplit de lumière ..
Les portes du Paradis en mains ,
Elle préfère vivre et mourir ici ;
Car dans tout l'univers
Ici est l' endroit où elle sert !
Page 80 du 'Tao de le Guérison'de Haven Trevino
Jeanne
SUR L'ECRAN DU MONDE
Un papillon volette dans les couleurs du vent invisible .
Il solidifie la lumière , la couleur des couleurs .
Projette autour de lui les éclats du temps .
Même quand il se pose sur une fleur il halète
avec ses ailes. L 'immobile est mouvement .
Il passe à travers le devenir , effleure
la substance de de l'heure , la peau de l'air .
L'arc en ciel l'a couvert d'une poussière
de pastel dont l'or , soufflé par la brise ,
s'évapore avec le temps , et le rend invisible .
Poème de Jean Mambrino
tiré de son Recueil :'L'odyssee inconnue '
édité chez' L'Harmattan '
Jeanne
L'ETERNELLE BEAUTE
Premier matin
premier jardin
une lumière
Circule sur l'étang où s'ébattent les grues
Des enfants font des ricochets dans la soleil
Des femmes endormies-dormeuses demi-nues-
Appellent des amours qui s'envolent joufflus
Vers les vignes..
Le vin cette année sera clair
Allons les beaux enfants ! prenez votre musique
Et que danse la vie que nous aimons,la vie
Qui fait belle la femme au jardin que j'ai dit
Dans le pemier matin où le mystère vibre !
CHARLES LE QUINTREC
'La Souce et le Secret'
Poèmes
Albin Michel

1. yallah Le 06/07/2005 à 09:06